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Fils RSS    [VERSION PDF]      Par Louis Bruens | le 2005-09-01

OÙ COMMENCE LA CULTURE GÉNÉRALE ?

Il y a de cela 65 ans. J'étais en quatrième année primaire, à Bruxelles. Nos cours commençaient à huit heures jusqu'à midi et de treize heures à seize heures. Après notre goûter de seize heures trente, nous commencions nos devoirs et nos leçons pour terminer enfin vers 19 heures... si tout allait bien.

Cela nous faisait une moyenne de neuf heures d'étude par jour. Le jeudi et le samedi après midi, nous étions en congé. Tous les mercredis après-midi, dans le cadre de l’éducation culturelle et artistique, nous partions en autobus pour visiter un des nombreux musées de la ville, histoire naturelle et musée des beaux-arts en particulier. D'autre fois nous écoutions un concert de musique classique ou légère et, il va sans dire, les inoubliables pièces de théâtre nous attendaient souvent. Le lendemain, demi-jour de... congé, nous devions écrire en trois ou quatre pages les résultats de notre sortie, ce que nous avions retenu, compris et apprécié.

Je vous le rappelle, nous étions âgés de dix ans.


C’était ainsi jusqu'à l'école secondaire où les cours de culture générale nous obligeaient souvent à passer les dimanches la tête plongée dans des bouquins à faire de la recherche. La conclusion : Les finissants du secondaire étaient nantis d'une bonne culture générale de base avant de plonger dans la vie.

Septembre 2005. Ce jeune homme a vingt-deux ans, a terminé son cégep en science humaine, fils d’une famille d’honnêtes travailleurs et bien élevé. Voilà donc un sujet idéal. Je lui demande s'il a entendu parler de Marc-Aurèle Fortin, d'Osias Leduc, de Claude Monet, de Borduas et de Wayne Gretsky . Il me répond : — Naturellement, Wayne Gretsky est un joueur de hockey. Quant aux autres noms, il ne connait pas, ne sait pas... jamais entendu parler. « Sciences humaines dites-vous? » Il est peut-être dans la catégorie des exceptions. J'interroge donc deux jeunes filles en quatrième et cinquième secondaires et trois garçons; tous âgés de quinze à dix-sept ans.

Ils connaissent quelques noms des candidats de Star Académie, celui de Céline Dion, de Britney Spears, mais pas un seul nom d'artiste- peintre ou d’écrivain. En poursuivant le sondage, je me dois de constater un misérable manque de culture générale et une parfaite méconnaissance de l'histoire de l’'art, tant chez les filles que les garçons. La rencontre de quelques universitaires me révèle une merveilleuse connaissance de ... leur spécialité et, à moins d'avoir vu quelques tableaux dans la maison de leur enfance, ils sont bien mal préparés à soutenir une conversation sur le sujet de la peinture, de la philosophie de l'art, sur la littérature ou toute autre matière hors de leur discipline spécifique.

Au Québec, nous avons de grands spécialistes dans tous les domaines, mais ne tentez pas d’aborder des questions sur d’autres activités, vous pourriez monologuer de longues heures. Les responsables gouvernementaux de l’'éducation et de la culture seraient-ils à ces points incultes ?

De nombreux emplois exigent une ouverture d'esprit, une bonne connaissance de l'histoire, de la géographie, des sciences, de l'image, des arts, enfin, de toutes choses qui font que l'être humain est différent du singe ou du crocodile. Et je n’ai pas abordé ici la pratique pauvre de la langue française parlée et écrite par la jeunesse. Je laisse la conclusion au lecteur.


1 Réaction(s) Écrivez vos réactions à ce texte »

Daniel
2010-03-27 @ 16:32:38

J'enseigne depuis 9 ans dans les ecoles publiques du quebec rural.

La reforme neglige de traiter de certaines questions de base qui doivent etre adressees.

Et puis, tu sais, le niveau de language qu'on entend parfois chez Radio-Canada, qui se vanter d'etre le fleuron de la television du proletaire propre... Les jeunes ne voient pas la quete de culture comme une activite principale de leurs modeles adultes.

Les parents dans la quarantaine que je connais ne sont pas des grands collectioneurs de livres, si je puis dire/

 

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