art quebec artistes peintre sculpteur
Galerie d'art
Galerie d'art


    

Symposium Bromont en art
 [12-08-2010]

Scènes Urbaines
 [12-08-2010]

8380 $ pour Haïti
 [17-02-2010]

Bravo à Linda Dubois
 [16-01-2010]

France Clermont
 [20-08-2009]

Serge Nadeau à Lambton
 [19-08-2009]

Collection vidéos d'art
 [06-03-2007]

Francofête 2007
 [27-02-2007]

Umberto Bruni
 [10-11-2006]


Fils RSS    [VERSION PDF] | le 2010-08-26 @ 14:15:55

Publié par:
Caroline Bruens

La tournée des ateliers chez les créateurs de la Petite-Nation

Guy Morest et les créateurs de la Petite-Nation sont heureux de vous inviter à la tournée des ateliers les 4-5-6 Septembre prochain de 10h à 17h.

 

AOÛT 2010
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PUBLICATION À VOLONTÉ

 

Photo de groupe :

De gauche à droite, à l'arrière: Michelle Lemire, Louise Falstrault, Denise Harvey Desroches, Guy Morest, Özgen Eryasa; à l'avant: Valérie Dugré, Catherine Boisvert, Koen De Winter, Lise Poirier, Johanne Larouche, Jean-Marc Gladu  et Noëlla Lévesque; (absent sur la photo, François Allard)

 Tournée des ateliers chez les Créateurs de la Petite-Nation

 Les Créateurs de la Petite-Nation se renouvellent encore cette année. Ils seront douze pour la désormais traditionnelle tournée des ateliers, les 4, 5 et 6 septembre. Gens de la région, de l’Outaouais, de l’est ontarien, des Laurentides, de Laval, de Montréal, vous aurez trois jours pour visiter douze ateliers disséminés à travers cet environnement champêtre qu’est la Petite-Nation.

 Douze artistes et artisans professionnels, des centaines d’œuvres d’art de grande qualité. À chacun de tracer son itinéraire selon ses intérêts: des tableaux à l’huile, à l’acrylique et à l’aquarelle chez Lise Poirier (Ripon), Louise Falstrault (Notre-Dame-de-la-Paix), Guy Morest (Ripon), Noëlla Lévesque (Montpellier), Denise Harvey Desroches (Montebello) et Johanne Larouche (Saint-André-Avellin); de la céramique chez Michelle Lemire et François Allard (Ripon), à l’Atelier Orange (Saint-André-Avellin), du vitrail chez Catherine Boisvert (Papineauville), du cuir chez Valérie Dugré (Saint-André-Avellin), de la bijouterie chez Jean-Marc Gladu (Montebello) et de la sculpture sur pierre chez Özgen Eryasa (Papineauville)

 Pour se retrouver : des pictogrammes le long des routes, une toute nouvelle enseigne devant chaque atelier, un dépliant couleur disponible dans de nombreux commerces de la Petite-Nation, à la gare de Montebello et à la Maison du tourisme de Gatineau. Le groupe est inscrit sur Facebook et le site Internet complet vous donne tous les détails www.CreateursdelaPetiteNation.com.

 

 

 

 

REMETTRE À CÉSAR…
 [18-03-2010]

L'Académie présente...
 [24-02-2009]

CRÉATION OU COPIE
 [29-11-2006]

EST-CE NORMAL ?
 [11-03-2006]


Fils RSS    [VERSION PDF]      Par Caroline et Louis Bruens | le 2010-06-21

RÉUSSIR... EN ARTS VISUELS

Réussir… en arts visuels.

C’est quoi réussir ? Pour certains, c’est réaliser un rêve, pour d’autres, c’est faire fortune ou mener à bon terme un projet d’envergure, connaître la gloire et la célébrité ou … tout simplement, atteindre une parfaite maîtrise d’un art. Chacun a son rêve.

Quel que soit l’objectif visé, pour toute réussite, il n’existe qu’un seul critère et il est absolu : «le temps». Viennent ensuite seulement, des critères propres à chacun des buts à atteindre et propres à tout être humain.

Au cours de mes cinquante années de carrière, j’ai rencontré de très nombreux artistes-peintres et plusieurs sculpteurs. Certains d’entre-eux ont atteint un succès au-delà de leurs aspirations, la reconnaissance de leurs pairs, la fidélité des galeristes, des collectionneurs et naturellement, l’indépendance financière.

D’autres artistes, bons et parfois excellents créateurs, n’ont cheminé qu’à petits pas et vécu plutôt sobrement. Et enfin, le plus grand nombre, ceux qui, malgré des efforts soutenus, un réel talent et l’absolue confiance de leurs proches, n’ont jamais passé la rampe du succès.  

Pourquoi ces différences ?

Plusieurs causes entrent en jeu. Parmi les êtres humains, plusieurs sont naturellement combatifs et beaucoup d’autres plutôt craintifs. Les premiers tenteront toujours, au cours de leur vie, de s’imposer par tous les moyens à leur disposition, tandis que les seconds craindront immanquablement l’échec et feront du surplace. De tous les artistes, il en est qui ont été élevé par une mère et un père plutôt courageux, au moins extravertis. L’autre partie a reçu une éducation par des parents souvent indifférents, naturellement introvertis, ou très exigeants et autoritaires; dans cette seconde partie, nous retrouvons des artistes irrésolus, insécures, dont les difficultés et les échecs se succéderont.

Le jugement que l’on porte sur l’autre est toujours empreint de l’instant actuel, les jugements diffèrent souvent les lendemains. On ne s’arrête que rarement ou jamais à se demander ce qu’a été l’enfance de l’artiste, dans quel milieu il a vécu et ce qui a bien pu l’amener à fuir littéralement vers les arts plutôt que dans une profession assurément rentable. Voilà une des premières causes qui mène ou non à la réussite. La science nous a appris que le fœtus ressent les émotions de sa mère à partir du troisième mois de la grossesse. Bizarrement, dix, douze ou quinze ans après sa naissance, le caractère de l’enfant éprouvera positivement ou négativement lesdites émotions primaires de sa mère. Une deuxième cause intervient dans le parcours de l’artiste et qui provient des sept premières années de libre expression de sa vie, alors qu’il aimait dessiner, colorier ou manipuler de la terre glaise. Il était alors  félicité par ses éducateurs premiers, ses parents, qui s’extasiaient devant son talent ou l’ignoraient totalement, ne tenant aucun compte de l’imagination de leur progéniture.

Troisième cause : nous entrons à l’école primaire où l’enfant plutôt distrait, griffonne ou laisse glisser son crayon au gré de sa rêverie au lieu de suivre les périodes de français ou de calcul. Il fut un temps, un cours de dessin épargnait une ou deux heures de leçons fastidieuses, surtout pour ceux dont l’hémisphère droit du cerveau était dominant, ils étaient naturellement punis par le maître ou les parents pour avoir été distraits. L’écolier, lui, se demandait vraiment pourquoi il ne pouvait appliquer ce que son cerveau lui dictait.

Et nous arrivons à l’école secondaire ou le même écolier poursuit, avec difficultés quelques fois, ses cours obligatoires. À une certaine époque, se diriger dans une branche de l’art, suffisait à soulever un tollé  général, car devenir «artiste» était pour les parents l’assurance d’une vie ratée, réservée aux paresseux. L’adolescent subissait alors un véritable lavage de cerveau sur les bienfaits de la sécurité que donnaient un «vrai» métier, une «vraie» profession. Le message était clair : «Si tu n’as pas un vrai métier… tu vas crever de faim pour le restant de tes jours». Dans ces conditions, comment ne pas développer de sentiments de culpabilité face à ses impulsions, à ses émotions profondes, face aux seules actions qui procurent aux jeunes une véritable satisfaction. Heureusement, des parents conscients des qualités artistiques de leurs enfants les encourageaient à poursuivre leurs études, tout en les stimulant à pratiquer la forme d’art de leur choix, mais en espérant secrètement qu’ils n’en fassent pas une profession. C’est ainsi que plusieurs artistes après avoir poursuivi leurs études, même jusqu’à l’université, sont revenus sur leurs pas pour s’inscrire dans les meilleures écoles d’art. D’autres ont étoffé leur formation par des stages, des ateliers, des conférences et tous les moyens permettant de se réaliser en qualité d’artiste.

Aujourd’hui, en 2010, nous assistons au décrochage scolaire généralisé dès la troisième secondaire. Il serait tellement facile d’intéresser ces jeunes-là à la pratique d’un art, peinture, sculpture, danse, musique, etc. Une grande partie d’entre-eux poursuivraient le programme scolaire, car, l’amour de la pratique d’un art les encourageraient à demeurer à l’école et à suivre, même faiblement, le programme imposé. Dans l’esprit de l’enfant, il y aurait une raison de rester à l’école. Je doute toutefois que les fonctionnaires et les ministres de l’instruction publique soient aptes à comprendre les phénomènes psychologiques qui pourraient transformer le fonctionnement mental des enfants dont on parle.

On oublie trop souvent que tous les artistes à succès furent à leur début des apprentis et qu’il leur a fallu le fameux «temps» pour atteindre une pratique aisée de leur art.  Au cours des premières expositions d’un jeune artiste, trop de gens lui demandent encore «Et puis, dans quoi tu travailles ?» «À part ça, c’est quoi ton vrai métier ?» «Tu fais quoi dans la vie ?» Quelle incompréhension, quelle ironie.

Je reviens aux artistes qui ne sont pas encore connus ou reconnus. Ici, je vais me répéter, car beaucoup de gens n’ont pas encore compris. Il suffit qu’un jeune chanteur ait l’occasion de se produire avec une bonne «toune» et six mois plus tard tout le monde le connaît, son premier «single» tournera sur toutes les stations, il sera invité à de nombreux programmes de télévisions et son premier CD sera vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires. Alors ma question : que doit faire l’artiste-peintre ou le sculpteur pour atteindre un tel succès ? Est-ce possible…. avant sa mort ?

Au Québec, nous avons connu quelques exemples d’artistes-peintres excellemment bien représentés par des marchands de tableaux aguerris. Remarquez que je n’écris pas galeristes, mais bien marchands de tableaux, tels qu’on les nommait il y a soixante ans encore, car, à mes yeux, il y a toute une différence entre ces deux appellations. Combien de tableaux et combien d’expositions un artiste devrait-il réaliser pour atteindre la réussite ? Naturellement, six mois, un an ou deux ans ne seront jamais suffisant. Vingt ans, trente ans peut-être, et à condition que l’artiste en question ne travaille pas en dilettante, ce qui veut dire qu’il doit œuvrer sans discontinuer pour réunir les conditions gagnantes. Ses créations se devront d’être personnelles, mais surtout se démarquer par leur originalité. L’artiste devra développer une touche distinctive et remarquable, il ne devra pas être esclave des techniques mais bien maîtriser les différents médiums, support et outils, à sa disposition, afin de créer des œuvres caractéristiques qui le feront reconnaître; il partagera ainsi sa vision, son monde imaginaire et son émotion.

Devant une œuvre d’art, peu de gens sont conscients du nombre d’années durant lesquelles  l’artiste s’est astreint à perfectionner son art, tout en ayant le souci de vivre et de  nourrir sa famille comme nous le faisons tous. Notre vision de «la vie d’artiste»  nous éloigne de quelques vérités dont nous devrions pourtant toujours avoir conscience : Comme nous, les artistes ont une famille, des obligations de vie, des responsabilités, bref, il doit vivre, manger et soutenir sa famille. Ils sont encore nombreux, à occuper un emploi alimentaire avant de vivre essentiellement de leur production artistique. Après quelques années de pratique, ils devront participer à des expositions, à des concours et, pour se faire mieux connaître, utiliser les moyens modernes de marketing. Étant donné qu’ils ne peuvent généralement présenter plus de deux expositions par année, il est nécessaire que leurs œuvres soient vues par le plus grand nombre, c’est-à-dire par le grand public.

Les œuvres d’art doivent absolument être distribuées et donc être commercialisées. Le terme «commercial» est très mal accepté quand on parle d’art. Pourtant, on ne critique jamais les galeries d’art… qui sont, vouloir ou pas… des compagnies proprement commerciales, même si certaines d’entre elles sont des galeries d’art «sans but lucratif». Ah oui! sans but lucratif? Et les salaires et les subventions ne sont pas questionnables ? Quelle contradiction.

Que dire du vocable «succès commercial» qui d’un coup perd son sens péjoratif, dès qu’un tableau est vendu au prix fort de un, dix ou soixante millions de dollars; soudainement, on ne parle plus de commerces ni d’artistes, mais bien de statistiques, de courbes de croissance, de pronostics, et pourtant, il s’agit souvent d’une œuvre que l’on jugeait sévèrement, que l’on critiquait que l’on ne considérait pas comme une pièce majeure, lors de sa première exposition,  mais plutôt comme une œuvre dite péjorativement commerciale… devenue un beau jour une œuvre d’art sublime permettant de dorer le blason des investisseurs. Quant aux millions ils ne tombent jamais dans les mains du créateur de l’œuvre même s’il sera parfois considéré parmi les grands de ce monde. Un bien bon exemple parmi de centaines d’autres : Vincent Van Gogh.

Dans la chaîne commerciale artistique, c’est immanquablement l’artiste créateur, le premier intervenant et le dernier gagnant. À quand les droits de suite pour les créateurs en arts visuels? Ce qui existe ailleurs, mais pas au Canada.

La vraie réussite

Les artistes-peintres et les sculpteurs doivent s’organiser afin que les marchands, les médias, le public et ses pairs les reconnaissent. Pour ce faire, l’Internet existe heureusement aujourd’hui. Les artistes en arts visuels peuvent enfin, pénétrer eux aussi, dans tous les foyers, comme les télédiffuseurs le font depuis longtemps. Les télédiffuseurs en question utilisent de plus en plus l’Internet, qui apparait de jour en jour comme le moyen ultime et incontournable de diffusion.  Il m’est souvent demandé par des artistes, si, pour se faire mieux connaître, il est nécessaire d’avoir une page dans un magazine spécialisé. Je me dois de leur dire que oui, en effet, ce peut-être important, mais il ne faut oublier que le principe de base de la publicité est la répétition et, comme une page de publicité dans un magazine doit être répétée douze à quinze fois, au minimum, pour entrer un tant soit peu dans le cerveau du lecteur et que le coût d’une page, dans un magazine à faible tirage, par exemple, à savoir une dizaine de milliers d’exemplaires, peut varier de 1500$ à 2000$. L’artiste devra donc investir, de 15 000$ à 50 000$ par année, et à long terme. Je ne connais que très peu d’artistes en arts visuels qui y parviennent.

En conclusion, la réussite d’un artiste en arts visuels dépend du maximum d’œuvres qu’il pourra diffuser sur Internet, ce que nous faisons par le biais de livres d’art, de vidéos et par l’ensemble des activités, événements et Gala réalisés par l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec. Le nombre de requêtes enregistrées sur le site officiel de l’Académie se compte d’ailleurs mensuellement par plusieurs millions et ce traffic augmente chaque jour.

 

 

... AUTOMNE 2005
 [24-09-2005]

PEINTRES EN HERBE
 [02-09-2005]


Fils RSS    [VERSION PDF]      Par Diane Forest | le 2010-03-03

DIANE FOREST, maître - CHRONIQUES ARTS VISUELS - QUESTIONS PEINTURE - # 12

3 è année Chronique Diane Forest - #12

Diane Forest, (MBA / MFA) AIBAQ, SCA, IAF, auteure.  «Meliora cogito» (J’aspire à l’excellence.)

Une invitation spéciale est lancée aux artistes et aux amateurs d'art à participer, en grand nombre, à cette chronique interactive. Réponses à vos questions en matière de peinture. Vous trouverez des explications plus approfondies à vos questions en lisant les chroniques régulières passées ou à venir. Merci de vous identifier.


Envoyer une question

Afin d'optimiser l'intérêt des visiteurs pour cette chronique, nous nous réservons le droit de ne publier que les réponses qui suscitent un intérêt pour l'ensemble des artistes et des collectionneurs.

Nom:
Courriel:
Commentaires:

Serge Nadeau
2010-03-03 @ 17:45:21

J'ai commencé à peindre l'aquarelle sur une toile ordinaire que je vernis lorsque j'ai fini, je voulais savoir si, à ta connaissance, il y avait une contre indication, si le pigment d'aquarelle « tient » comme si c'était du papier? enfin tu vois le genre de questions. merci de me donner ton avis.

Diane Forest
2010-03-03 @ 17:54:39

Je considère que peindre sur la toile à l’aquarelle apporte à ce médium une lumière extraordinaire, parce que cette surface est beaucoup moins absorbante que le papier, donc elle réfléchit beaucoup plus la lumière et les ondes de la couleur et apporte plus de brillance et de transparence aux pigments....

Malheureusement, sa plus belle qualité apporte à l’œuvre finie son pire défaut, du moins c’est ce que j’ai expérimenté. C’est sûr que pendant l’exécution de l’œuvre les rehauts en sont grandement facilités, que le jeu de l’eau et des pigments au toucher de la toile est extraordinaire et tellement plaisant. Mais voilà c’est là l’origine de son plus grand défaut.

L’aquarelle sur toile doit absolument être vernis pour sa conservation, à moins de l’encadrer de façon traditionnelle c'est-à-dire sous verre. L’aquarelle sur toile est tellement fragile une seule petite goûte d’humidité sur l’œuvre finie ira vers la catastrophe et détachera le pigment de la toile. Donc, ça demeure une œuvre difficilement restaurable. Pour ce qui est de sa permanence au temps, l’aquarelle sans vernis est le plus permanent des médiums, donc, pour sa longévité, seuls les polymères contenus dans les vernis seront la source des futurs problèmes de sa permanence.

Moi, j’utilise le vernis de conservation Golden #7737-x en vaporisateur sur les cartons, papiers et pour les toiles dernièrement, j’ai utilisé le vernis de finition avec polymère Golden #5007710-5 au pinceau.

Serge Nadeau
2010-03-03 @ 18:09:03

Merci Diane, finalement c'est comme peindre sur un papier avec un fini lisse. Merci encore pour ta réponse, toujours très professionnelle.

Diane Forest
2010-03-03 @ 18:17:32

Suite sur la toile Frédrix. Peindre sur toile c'est effectivement à peu près comme peindre sur un papier lisse de type hot-press comme sensation, c'est pourquoi j'adore le carton d'illustration. Par contre le hic de la toile c'est qu'elle ne garde pas les traces des pigments utilisés; c'est un peu comme la surface du yupo (que je n'aime pas appeler papier) pas pour la façon d'appliquer les pigments, mais lors du retrait du lavage par exemple. La surface de la toile ne gardera aucune trace des pigments appliqués sauf si on utilise certains pigments-teinture. Par contre, le papier, lui, gardera plus facilement je dirais en mémoire, les traces de sédimentation des pigments parce que le papier est composé d'une multitude de cellules et de molécules liées par encollage, donc l'encollage du papier est une deuxième particularité qui aidera le pigment à coller ou si tu aimes mieux à être emprisonné sur la surface. Par contre, si tu aimes la surface de la toile je te suggère de mélanger à ton pigment d'aquarelle le liant acrylique polyvalent GAC 100 de Golden, ça augmentera l'adhérence de ton pigment sur n'importe qu?elle surface utilisée, mais, l'inconvénient est que tu n'auras plus une aquarelle 100% pure.

Marie-France Roy
2010-03-10 @ 08:47:07

Bonjour, l'utilisation de ces toiles est-elle acceptée pour les concours de la Société canadienne de l'aquarelle. Je me posais la question, car c'est plus simple d'expédier ce genre d'aquarelle qu'une aquarelle encadrée, vitrée, etc. Ces nouvelles toiles sont-elles acceptées par la Société ? J'avoue que personnellement je préfère le carton aquarelle mais pour certains travaux ces toiles sont fantastiques. Merci à l'avance.

Diane Forest
2010-03-11 @ 10:30:32

Bonjour,

Malheureusement je crois que les toiles ne sont pas encore acceptées à la Société Canadienne de l'Aquarelle. Pour plusieurs raisons encore, dont la première et principale est que ce produit est encore très jeune sur le marché et n'a pas encore fait ces preuve de permanence au temps et malheureusement n'est pas non plus restaurable. Pour ce qui est de l'envoi des tableaux ce n'est pas plus difficile que l'huile. Par contre, si vous êtes sélectionnée pour participer à ce magnifique événement qu'est le Salon de l'aquarelle en tant qu'invitée ou nouveau membre, habituellement un forfait d'encadrement standard pour tous les exposants vous sera proposé par l'administration de la SCA, donc vous n'avez pas à envoyer votre tableau encadré. Pour tous les envois d'aquarelle, par courrier, ce que je vous suggère c'est que si c'est une aquarelle sur papier, vous pouvez la rouler et l'insérer dans un tube rigide, ce qui vous fera sauver beaucoup d'argent et protégera très bien votre oeuvre. Par contre une aquarelle sur carton devra être envoyée dans une boîte. Même s'il s'agit de l'envoi d'une seule aquarelle à la fois. Vous devrez prendre une boîte de l'épaisseur des boîtes à passe-partout que votre encadreur peut vous fournir, qui est d'environ 2 pouces d'épaisseur, c'est important pour éviter que l'aquarelle soit pliée lors des transports. Vous devrez aussi bien protéger votre aquarelle, qu'elle soit roulée ou non dans un plastique pour éviter l'humidité. Bonne chance.

Serge Nadeau
2010-03-11 @ 10:56:32

« Une question, qu'est-ce que l'unité dans un tableau? »

Diane Forest
2010-03-11 @ 10:59:02

Ta question est extrêmement intéressante et fera l'objet d'une chronique prochainement. En réponse, je te dirais que c'est la vision que l'on a de l'ensemble du tableau. Pour qu'un tableau soit parfait, il faut qu'il y ait une unité dans la composition, dans le dessin, dans les couleurs appliquées, dans la gestuelle utilisée et finalement l'ensemble du tableau doit donner le résultat d'une unité. La lecture du tableau qui doit se faire, doit être à la fois simple et compliquée, mais ne doit pas non plus tomber dans le trop agressif, parce qu'un tableau est d'abord visité en tout premier lieu par notre subconscient. « C'est vraiment notre subconscient qui décidera de l'intérêt que nous porterons ou pas au tableau ». Il y a beaucoup de règles à maîtriser et à comprendre si on veut vraiment captiver l'attention du spectateur. Car notre premier but à nous les artistes c'est vraiment d'attirer et de garder l'attention, du public, le plus longtemps possible dans notre oeuvre. C'est comme vendre un produit, on doit être convainquant, le message que nous voulons faire passer doit aussi être compréhensible, car ce n'est pas que de recopier ou d'interpréter l'image que l'on voit ou que l'on imagine, mais c'est de bien faire passer aussi ce message du ressenti, des émotions qu'on veut exprimer. Donc, il faut comprendre un peu le fonctionnement de notre cerveau. Une des premières règles fondamentales en composition, celle qui attire ce premier visiteur, qu'il faut bien maîtriser et comprendre est que : « Les clairs font circuler et que les sombres arrêtent » Pourquoi? Parce que tout humain de la terre apprend dès sa naissance quelque soit son origine, sa langue ou son ethnie, à lire une lettre ou forme noire (foncé) sur un fond blanc (clair), donc, l'inconscient de notre cerveau sera toujours en premier lieu attiré par le motif que crée le contraste de l'ensemble du tableau. Son unité. Ce que moi j'appelle son motif, l'image primaire, une première image inconsciente. Qui n'est habituellement pas le sujet du tableau choisi, ou décidé consciemment par l'artiste. Si ce motif, cette image subliminale première qui est perçue par notre cerveau et qui représente l'ensemble du tableau, son unité, ne nous attire pas, c'est alors que notre tableau est complètement raté. À suivre?

 

bertrand patrinos
2010-03-12 @ 11:07:51

Quelles sont les possibilités pour développer un thème visuel au Quèbec, réaliser des fresques murales ou autres supports, afin d'évoquer par exemple le thème du cercle boreal, le bois et wilde life! sponcers, voir mécenes, pour une première tentative J'ai vendu des toiles sur la forêt canadienne à Pierre Fauchet, sucrerie de la montagne, il y a quelques années.

Caroline Bruens
2010-03-13 @ 18:55:58
Je vous recommande de communiquer avec des organisateurs de symposiums sur le présent site. http://www.artacademie.com/main-sympo.cfm

Julie Prévert
2010-04-07 @ 19:28:34
Bonjour, J'aimerais savoir sur quel genre de surface peut-on peindre à l'aquarelle ? J'ai du papier fait main comment puis-je l'utiliser pour faire de l'aquarelle dessus ?

 

Envoyer une question

Afin d'optimiser l'intérêt des visiteurs pour cette chronique, nous nous réservons le droit de ne publier que les réponses qui suscitent un intérêt pour l'ensemble des artistes et des collectionneurs.

Nom:
Courriel:
Commentaires:


Les créations artistiques présentées sur les sites de l'AIBAQ sont protégées par le droit d'auteur. Toute reproduction sans le consentement de l'auteur est illégale et peut faire l'objet de poursuites judiciaires.
 
Les auteurs conservent l'entière responsabilité de leurs textes et ne présentent pas nécessairement les opinions de l'Académie (AIBAQ.)

© Copyright A.I.B.A.Q. 2005-2010 - Tous droits réservés