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Quand MSN parle d'« Investir dans les oeuvres d'art »
L'art un bon investissement ? Lisez l'article de Audrey Guiller, sur le réseau Microsoft (MSN), en date du 8 mars 2010. Elle y traite des conseils que Louis Bruens, fondateur de l'Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec, donne, depuis les années 60, aux artistes, aux investisseurs et aux amateurs d'art. La réputation de Louis Bruens n'est plus à faire. Nous vous recommandons de visiter la section investissement du site officiel de l'Académie et de mettre ses conseils en application en achetant des oeuvres d'art originales de nos artistes et sculpteurs membres. Il est impératif de savoir qu'une oeuvre originale conserve sa valeur à travers le temps. Vous pouvez accéder à l'indice Bruens, consultez les graphiques de croissance des valeurs des oeuvres d'art. On dit très souvent que le passé est garant de l'avenir. Vous pouvez faire aujourd'hui d'aussi bons invesstisements, sinon de meilleurs, que par le passé. Investir dans les oeuvres d'art représente encore et toujours un placement, non seulement agréable au fil des ans, mais sür au plan des rendements.
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Les artistes en arts visuels sont-ils des pourvoyeurs ?
Nous voilà en route pour la deuxième décade du troisième millénaire, après J.-C. Deux pauvres petits millénaires viennent donc de passer et pourtant, les premiers artistes ont laissé leurs traces dans plusieurs déserts il y de cela déjà 60 000 ans et, plus proche de nous, voire 25 000 à 30 000 ans dans certaines grottes célèbres de France, d’Espagne et d’ailleurs.
Nous connaissons actuellement de spectaculaires avancées à des niveaux exponentiels : scientifique, médical, physique, mécanique, technologique, astronomique et j’en passe. «The sky is not… the limit anymore». Nous avançons donc, en ce nouveau siècle, à pas de super-géant dans d’innombrables domaines, mais au plan artistique, où allons-nous? Les arts visuels sont demeurés une partie importante de la vie des sociétés modernes et on ne le répétera jamais assez. Il semble que de nombreuses personnes ne sont vraiment pas conscientes des retombées financières dues aux artistes. Au niveau des économies mondiales, en ne choisissant que les arts visuels, les rendements financiers annuels atteignent des sommes phénoménales, je parle ici de dizaines et de dizaines de milliards de dollars. La plupart des gouvernements sont-ils vraiment éveillés de l’importance économique des artistes de leur pays?
Il est plus que temps que les administrateurs des biens publics apportent une attention particulière aux créateurs en leur accordant les privilèges qui devraient leur être naturellement dus;
Par exemple :
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La détaxation, à la vente, des œuvres d’art originales certifiées et à l’achat du matériel d’artiste;
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La stimulation et l’amélioration de la politique d’acquisition d’œuvres d’art originales;
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L’aide particulière aux artistes professionnels reconnus (aux fins de voyages d’études et d’expositions à l’étranger - pour les artistes de TOUS les genres (figuratif et contemporain);
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La reconnaissance de leur statut d’ambassadeurs par les organismes gouvernementaux lors d’événements nationaux et internationaux dans leur pays ou à l’étranger. Ces artistes sont le plus souvent d’excellents ambassadeurs, mais trop souvent négligés et insuffisamment reconnus par les édiles dont ce devrait pourtant être une des missions.
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L’étude de la mise en place d’un registre officiel permettant d’accorder un «droit de suite» aux créateurs;
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La simplification de la gestion administrative des ateliers d’artiste;
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Et de nombreux sujets à régler en ce qui concerne les artistes et leur marché, il s’agit simplement, pour ce faire, de s’adresser à des experts en la matière.
Rares sont les gouvernements qui accordent suffisamment d’importance aux arts visuels alors que dans chaque nation, les artistes font vivre tant de travailleurs et de gens d’affaires. Il vous suffit de lire mon édito blogue (Un artiste en art visuel rapporte quoi à l'économie du pays ? ̶ 13 avril 2007). Vous comprendrez rapidement que mes dires ne sont nullement exagérés lorsque je parle de milliards grâce aux artistes. Pourtant, il est encore des personnes, dans le marché de l’art, dont les intentions ne sont pas toujours scrupuleuses. Voici une courte anecdote, parmi tant d’autres, que je tiens à vous conter.
Il y a quelques années de cela, je rencontrais « un galeriste », donc un marchand de tableaux, qui lors de notre conversation sur le sujet des difficultés financières de nombreux peintres, me disait très sérieusement : « Monsieur Bruens, avez-vous déjà réfléchi aux difficultés que les artistes pourraient rencontrer s’il n’y avait pas de galeries d’art? En réponse, je lui ai demandé si les artistes-peintres et les sculpteurs n’existaient plus, dans quel commerce se serait-il lancé? Après une minute de réflexion, c’est très sérieusement qu’il m’a dit : «J’aurais probablement ouvert un dépanneur».
À ce moment-là, ce monsieur avait tout au plus un an d’expérience dans le marché de l’art. Il considérait vraiment les artistes uniquement comme des faiseurs d’images à vendre. Six mois après notre conversation, il fermait boutique.
Voilà un exemple, et j’en ai connu d’autres, du manque de respect dû à l’ignorance de ce que représente véritablement un artiste pour notre société.
En conclusion, je crois vraiment que les marchands d’art devraient considérer les artistes qu’ils représentent comme des associés, car, et je me répète, sans les artistes il n’y aurait pas de marchands d’art.
Il existe encore trop de boutiques à tableaux ordinaires dont les propriétaires usent d’une supposée importance pour offrir à des artistes, encore jeunes dans le métier, des pourcentages ridicules à la vente de leurs œuvres qu’ils ont pris en consignation pourtant. Heureusement, je connais aussi des galeristes dont le professionnalisme ne peut être remis en cause et dont j’ai pu, au cours des cinquante dernières années, apprécier une grande honnêteté, tant vis-à-vis des collectionneurs que des artistes qu’ils représentent.
L’année 2010 s’annonce excellente pour le marché de l’art. Il y a plusieurs années déjà, nous avons, Caroline et moi, lancé cette institution : l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec, dont les portes sont ouvertes à tous les artistes en arts visuels du monde dans le but essentiel de sensibiliser, de provoquer et d’attirer enfin l’attention du plus grand nombre sur les artistes-peintres et les sculpteurs.
Nous avons le plaisir de constater que les récessions et crises financières et économiques s’amenuisent, mais, malgré ces dernières années difficiles, il s’est vendu quand même, au Canada pour des millions d’œuvres d’art originales, autant dans les galeries d’art que dans les salles de vente aux enchères. C’est donc dire que de tous les investissements, l’œuvre d’art a résisté aux débandades financières et reste, encore et toujours le meilleur des placements à moyen et long terme.
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DIANE FOREST, maître - CHRONIQUES ARTS VISUELS - QUESTIONS PEINTURE - # 12

3 è année – Chronique Diane Forest - #12
Diane Forest, (MBA / MFA) AIBAQ, SCA, IAF, auteure. «Meliora cogito» (J’aspire à l’excellence.)
Une invitation spéciale est lancée aux artistes et aux amateurs d'art à participer, en grand nombre, à cette chronique interactive. Réponses à vos questions en matière de peinture. Vous trouverez des explications plus approfondies à vos questions en lisant les chroniques régulières passées ou à venir. Merci de vous identifier.
Serge Nadeau
2010-03-03 @ 17:45:21
J'ai commencé à peindre l'aquarelle sur une toile ordinaire que je vernis lorsque j'ai fini, je voulais savoir si, à ta connaissance, il y avait une contre indication, si le pigment d'aquarelle « tient » comme si c'était du papier? enfin tu vois le genre de questions. merci de me donner ton avis.
Diane Forest
2010-03-03 @ 17:54:39
Je considère que peindre sur la toile à l’aquarelle apporte à ce médium une lumière extraordinaire, parce que cette surface est beaucoup moins absorbante que le papier, donc elle réfléchit beaucoup plus la lumière et les ondes de la couleur et apporte plus de brillance et de transparence aux pigments.... Malheureusement, sa plus belle qualité apporte à l’œuvre finie son pire défaut, du moins c’est ce que j’ai expérimenté. C’est sûr que pendant l’exécution de l’œuvre les rehauts en sont grandement facilités, que le jeu de l’eau et des pigments au toucher de la toile est extraordinaire et tellement plaisant. Mais voilà c’est là l’origine de son plus grand défaut. L’aquarelle sur toile doit absolument être vernis pour sa conservation, à moins de l’encadrer de façon traditionnelle c'est-à-dire sous verre. L’aquarelle sur toile est tellement fragile une seule petite goûte d’humidité sur l’œuvre finie ira vers la catastrophe et détachera le pigment de la toile. Donc, ça demeure une œuvre difficilement restaurable. Pour ce qui est de sa permanence au temps, l’aquarelle sans vernis est le plus permanent des médiums, donc, pour sa longévité, seuls les polymères contenus dans les vernis seront la source des futurs problèmes de sa permanence. Moi, j’utilise le vernis de conservation Golden #7737-x en vaporisateur sur les cartons, papiers et pour les toiles dernièrement, j’ai utilisé le vernis de finition avec polymère Golden #5007710-5 au pinceau.
Serge Nadeau
2010-03-03 @ 18:09:03
Merci Diane, finalement c'est comme peindre sur un papier avec un fini lisse. Merci encore pour ta réponse, toujours très professionnelle.
Diane Forest
2010-03-03 @ 18:17:32
Suite sur la toile Frédrix. Peindre sur toile c'est effectivement à peu près comme peindre sur un papier lisse de type hot-press comme sensation, c'est pourquoi j'adore le carton d'illustration. Par contre le hic de la toile c'est qu'elle ne garde pas les traces des pigments utilisés; c'est un peu comme la surface du yupo (que je n'aime pas appeler papier) pas pour la façon d'appliquer les pigments, mais lors du retrait du lavage par exemple. La surface de la toile ne gardera aucune trace des pigments appliqués sauf si on utilise certains pigments-teinture. Par contre, le papier, lui, gardera plus facilement je dirais en mémoire, les traces de sédimentation des pigments parce que le papier est composé d'une multitude de cellules et de molécules liées par encollage, donc l'encollage du papier est une deuxième particularité qui aidera le pigment à coller ou si tu aimes mieux à être emprisonné sur la surface. Par contre, si tu aimes la surface de la toile je te suggère de mélanger à ton pigment d'aquarelle le liant acrylique polyvalent GAC 100 de Golden, ça augmentera l'adhérence de ton pigment sur n'importe qu?elle surface utilisée, mais, l'inconvénient est que tu n'auras plus une aquarelle 100% pure.
Marie-France Roy
2010-03-10 @ 08:47:07
Bonjour, l'utilisation de ces toiles est-elle acceptée pour les concours de la Société canadienne de l'aquarelle. Je me posais la question, car c'est plus simple d'expédier ce genre d'aquarelle qu'une aquarelle encadrée, vitrée, etc. Ces nouvelles toiles sont-elles acceptées par la Société ? J'avoue que personnellement je préfère le carton aquarelle mais pour certains travaux ces toiles sont fantastiques. Merci à l'avance.
Diane Forest
2010-03-11 @ 10:30:32
Bonjour, Malheureusement je crois que les toiles ne sont pas encore acceptées à la Société Canadienne de l'Aquarelle. Pour plusieurs raisons encore, dont la première et principale est que ce produit est encore très jeune sur le marché et n'a pas encore fait ces preuve de permanence au temps et malheureusement n'est pas non plus restaurable. Pour ce qui est de l'envoi des tableaux ce n'est pas plus difficile que l'huile. Par contre, si vous êtes sélectionnée pour participer à ce magnifique événement qu'est le Salon de l'aquarelle en tant qu'invitée ou nouveau membre, habituellement un forfait d'encadrement standard pour tous les exposants vous sera proposé par l'administration de la SCA, donc vous n'avez pas à envoyer votre tableau encadré. Pour tous les envois d'aquarelle, par courrier, ce que je vous suggère c'est que si c'est une aquarelle sur papier, vous pouvez la rouler et l'insérer dans un tube rigide, ce qui vous fera sauver beaucoup d'argent et protégera très bien votre oeuvre. Par contre une aquarelle sur carton devra être envoyée dans une boîte. Même s'il s'agit de l'envoi d'une seule aquarelle à la fois. Vous devrez prendre une boîte de l'épaisseur des boîtes à passe-partout que votre encadreur peut vous fournir, qui est d'environ 2 pouces d'épaisseur, c'est important pour éviter que l'aquarelle soit pliée lors des transports. Vous devrez aussi bien protéger votre aquarelle, qu'elle soit roulée ou non dans un plastique pour éviter l'humidité. Bonne chance.
Serge Nadeau
2010-03-11 @ 10:56:32
« Une question, qu'est-ce que l'unité dans un tableau? »
Diane Forest
2010-03-11 @ 10:59:02
Ta question est extrêmement intéressante et fera l'objet d'une chronique prochainement. En réponse, je te dirais que c'est la vision que l'on a de l'ensemble du tableau. Pour qu'un tableau soit parfait, il faut qu'il y ait une unité dans la composition, dans le dessin, dans les couleurs appliquées, dans la gestuelle utilisée et finalement l'ensemble du tableau doit donner le résultat d'une unité. La lecture du tableau qui doit se faire, doit être à la fois simple et compliquée, mais ne doit pas non plus tomber dans le trop agressif, parce qu'un tableau est d'abord visité en tout premier lieu par notre subconscient. « C'est vraiment notre subconscient qui décidera de l'intérêt que nous porterons ou pas au tableau ». Il y a beaucoup de règles à maîtriser et à comprendre si on veut vraiment captiver l'attention du spectateur. Car notre premier but à nous les artistes c'est vraiment d'attirer et de garder l'attention, du public, le plus longtemps possible dans notre oeuvre. C'est comme vendre un produit, on doit être convainquant, le message que nous voulons faire passer doit aussi être compréhensible, car ce n'est pas que de recopier ou d'interpréter l'image que l'on voit ou que l'on imagine, mais c'est de bien faire passer aussi ce message du ressenti, des émotions qu'on veut exprimer. Donc, il faut comprendre un peu le fonctionnement de notre cerveau. Une des premières règles fondamentales en composition, celle qui attire ce premier visiteur, qu'il faut bien maîtriser et comprendre est que : « Les clairs font circuler et que les sombres arrêtent » Pourquoi? Parce que tout humain de la terre apprend dès sa naissance quelque soit son origine, sa langue ou son ethnie, à lire une lettre ou forme noire (foncé) sur un fond blanc (clair), donc, l'inconscient de notre cerveau sera toujours en premier lieu attiré par le motif que crée le contraste de l'ensemble du tableau. Son unité. Ce que moi j'appelle son motif, l'image primaire, une première image inconsciente. Qui n'est habituellement pas le sujet du tableau choisi, ou décidé consciemment par l'artiste. Si ce motif, cette image subliminale première qui est perçue par notre cerveau et qui représente l'ensemble du tableau, son unité, ne nous attire pas, c'est alors que notre tableau est complètement raté. À suivre?
bertrand patrinos
2010-03-12 @ 11:07:51
Quelles sont les possibilités pour développer un thème visuel au Quèbec, réaliser des fresques murales ou autres supports, afin d'évoquer par exemple le thème du cercle boreal, le bois et wilde life! sponcers, voir mécenes, pour une première tentative J'ai vendu des toiles sur la forêt canadienne à Pierre Fauchet, sucrerie de la montagne, il y a quelques années.
Caroline Bruens
2010-03-13 @ 18:55:58
Je vous recommande de communiquer avec des organisateurs de symposiums sur le présent site. http://www.artacademie.com/main-sympo.cfm
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